PILES

DÉFINITION [1]

Les piles sont regroupées selon les sept sous-catégories suivantes :
  • Piles Nickel-cadmium : se trouvent fréquemment dans des outils électriques sans fil, des téléphones sans fil, des caméras numériques et vidéo, des radios bidirectionnelles, de l’équipement biomédical et des caméras vidéo professionnelles.

Batterie12          Batterie11

  • Piles Lithium-ion : se trouvent fréquemment dans des téléphones cellulaires, des outils électriques sans fil, des téléphones sans fil, des caméras numériques, des radios bidirectionnelles, des ordinateurs portables, des tablettes et des lecteurs de livres numériques.

Batterie2          Batterie3          Batterie4          Batterie5

  • Petites piles scellées au plomb-acide : se trouvent fréquemment dans de scooters électriques, des accessoires de protection contre les incendies, des systèmes UPS, de l’équipement hospitalier et de l’éclairage de sécurité.

Batterie6          Batterie7

  • Piles Hydrure métallique de nickel : se trouvent fréquemment dans des téléphones cellulaires, des outils électriques sans fil et des radios bidirectionnelles.

Batterie13

  • Piles Nickel-zinc : se trouvent fréquemment dans des caméras numériques, des claviers sans fil et des petits accessoires électroniques.
  • Piles alcalines à usage unique : se trouvent fréquemment dans des réveils, des calculatrices et des lampes de poche.

Batterie8          Batterie9

  • Piles primaires au lithium : se trouvent fréquemment dans des systèmes sans clé des voitures, des montres, des stimulateurs cardiaques, des prothèses auditives, des dispositifs de sauvegarde de mémoire, des dispositifs d’alarme incendie et des appareils électroniques militaires.

Batterie1

CONTEXTE DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX QUÉBÉCOIS

À développer

POURQUOI RECYCLER LES PILES ? – IMPACTS SANTÉ ENVIRONNEMENT [2]

Les piles et les accumulateurs contiennent des métaux lourds (mercure, zinc, plomb, cadium) en grandes quantités qui sont dangereux à la fois pour la santé au vu de leurs propriétés corrosives ou réactives et pour l’environnement. En effet, une pile au mercure jetée dans la nature suffit pour contaminer 1m3 de terre et 1 000 000 de litres d’eau pendant 50 ans. Par ailleurs, les intoxications au mercure sont possibles par inhalation ou ingestion et peuvent alors provoquer des troubles neurologiques : tremblements, difficultés d’élocution…

Le cadmium est un métal jugé toxique et certains gouvernements réglementent son élimination. S’il fait partie du flux de déchets solides, son traitement peut nuire gravement à l’environnement et aux processus de gestion des déchets. Les piles et les batteries Ni-Cd devraient être recyclées de manière responsable et tenues à l’écart du flux de déchets solides.

Les piles et batteries au lithium-ion ne devraient pas entrer dans le flux de déchets solides et leur élimination est réglementée au Canada. Elles sont facilement recyclables et il est facile d’utiliser leurs sous-produits pour créer de nouveaux produits.

L’effet des petites piles scellées au plomb acide (PPSPA) sur l’environnement et sur les processus de gestion des déchets peut être grave. Les PPSPA devraient être recyclées de manière responsable et tenues à l’écart du flux de déchets solides.
Les piles et batteries Ni-MH contiennent des éléments moyennement toxiques et devraient être tenues à l’écart du flux de déchets solides. Leur contenu est facilement recyclable et peut servir à créer de nouveaux produits. Dans certaines provinces, comme le Manitoba, il est illégal de se débarrasser de tout type de pile et batterie rechargeable dans les ordures ménagères.

Les piles et batteries Ni-Zn contiennent des éléments moyennement toxiques et devraient être tenues à l’écart du flux de déchets solides. Leur contenu est facilement recyclable et peut servir à créer de nouveaux produits.

Le traitement des piles par des fours capables de les fondre à 1 200 degrés pour en récupérer les métaux lourds rejette de substances toxiques telles que dioxines ou furanes.

COMMENT GÉRER LES PILES SELON LE PRINCIPE DES 3 RV ? [3]

Réduction à la source
À développer

Réemploi
Bien que cela ne soit pas facilement applicable dans tous les départements d’un établissement de santé et de services sociaux, les piles utilisées par certains appareils pourraient facilement être rechargeables et donc réutilisables. D’autres piles, telles que les piles Ni-MH et lithium peuvent être remises à neuf en magasin (p. ex. La Source) et donc réutilisées.

Recyclage[4]
Dans le cadre de la Responsabilité élargie des producteurs, les piles sont acheminées vers un site de traitement où la majeure partie de leurs composants vont pouvoir être recyclés grâce au programme Appel à Recycler.

Une fois collectées par Appel à Recycler ou l’un de ses partenaires de collecte, les piles sont triées par type et par composition chimique. Les piles et batteries recyclés entrent dans la fabrication de nouveaux produits.

Piles et batteries rechargeables :

  • Les piles et batteries Ni-Cd, Ni-MH et Ni-Zn sont recyclées en nouveaux produits, par exemple de l’argenterie, des poêles et casseroles, des bâtons de golf et de nouvelles piles et batteries.
  • Les piles et batteries au Li-Ion sont recyclées en acier, en acier inoxydable et en nouvelles piles et batteries.
  • Les piles au plomb (PPSPA) sont recyclées en nouvelles piles et batteries au plomb.

Piles et batteries à usage unique :

  • Les piles et batteries alcalines en acier sont recyclées en nouveaux produits, par exemple des écrans solaires et des granulats.
  • Les piles et batteries primaires au Li sont recyclées en nouveaux produits, par exemple de l’argenterie, des poêles et casseroles, des bâtons de golf et de nouvelles piles et batteries.

Valorisation
À développer

Fiche_piles_v2017_v2

Vidéo - "Recyclage : une seconde vie pour vos piles" (France 5)

OBJECTIFS GOUVERNEMENTAUX [5]

Dans le cadre de la Responsabilité élargie des producteurs, les objectifs de récupération du gouvernement du Québec sont :

  • Récupération des piles rechargeables : 25% en 2015 et augmentation de 5% par année jusqu’à 65%
  • Récupération des piles non rechargeables : 20% en 2015 et augmentation de 5% par année jusqu’à 65%

LES QUESTIONS À SE POSER POUR BIEN RECYCLER LES PILES

Quelles quantités générez-vous (pour le bâtiment ? par département ou unité ?)
  •  Savez-vous quels départements génèrent des piles ?
  • Connaissez-vous les volumes générés annuellement ?
Comment récupérez-vous actuellement les piles ?
  • Savez-vous si vous valorisez (réemploi, recyclage) les piles actuellement ?
  • Dans quels contenants placez-vous les piles ?
  • Combien de contenants avez-vous ?
  • Où sont-ils placés ?
  • Que faites-vous avec une fois qu’ils sont pleins ?
  • Sont-ils fournis gratuitement par votre fournisseur de services ?
Avec qui faites-vous affaire ?
  • Savez-vous quel fournisseur collecte actuellement les piles ?
  • Ce fournisseur est-il un partenaire d’Appel à Recycler, l’organisme à but non lucratif responsable de la Responsabilité élargie des producteurs?
  • Avez-vous signé un contrat ou une entente avec ce fournisseur ?
  • Connaissez-vous le contenu de ce document ?
  • Des frais sont-ils associés à ce contrat/cette entente ?
  • Avez-vous déjà effectué des visites surprises chez votre fournisseur ?
Que deviennent les piles ?
  • Savez-vous où s’en vont les piles une fois qu’elles quittent votre établissement ?
  • Exigez-vous un bilan annuel faisant état du devenir précis des piles (traçabilité) ?
  • Avez-vous élaboré une procédure pour assurer l’uniformisation et la pérennité du système de collecte que vous avez mis en place ?

SAVIEZ-VOUS QUE ?

Depuis 2012, un écofrais est ajouté au prix de vente des piles. Ce frais permet de financer le programme de collecte gratuite des piles par le programme à but non lucratif Appel à Recycler.

SAVIEZ-VOUS QUE ?

Bien que les piles et batteries au plomb soient acceptées par le programme Appel à Recycler, vous avez tout intérêt à les séparer des autres piles et batteries car elles ont une très bonne valeur de revente (0,70$/lb en mai 2017). Plusieurs établissements de santé et de services sociaux les vendent ainsi à des récupérateur de métaux et alimentent un Fonds vert.