PEINTURES  

DÉFINITION [1]

Peintures pouvant être recyclées :

  • Apprêts, primer
  • Peintures latex
  • Peintures alkyde, à l’huile, émail
  • Peintures à métal et antirouilles
  • Peintures aluminium
  • Peintures à mélamine
  • Teintures intérieures et extérieures liquides
  • Protecteurs à bois et à maçonnerie
  • Protecteurs à asphalte (à l’eau et latex seulement)
  • Vernis
  • Gommes laques (Shellac)
  • Peintures à piscine
  • Peintures marines (à bateau) pour usage général, ne contenant aucun agent antisalissure
  • Huiles de protection et de finition (ex: huile de teck)
  • Peintures en aérosol pour usage général
  • Peintures en aérosol pour usage industriel
  • Peintures en aérosol pour l’automobile
  • Peintures en aérosol pour usage artistique
  • Peintures en aérosol pour le marquage du bois
  • Contenants de peinture vides
  • Aérosols de peinture vides

Mentionnons que les contenants de peinture, qu’ils soient en acier ou en plastique, sont recyclables à 100%. Pensez à bien les nettoyer.

CONTEXTE DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX QUÉBÉCOIS

À développer

POURQUOI RECYCLER LES LAMPES AU MERCURE ? – IMPACTS SANTÉ ENVIRONNEMENT

L’élimination non contrôlée des peintures peut menacer les sols et les nappes phréatiques.
Les peintures conventionnelles contiennent des additifs chimiques, des pigments contenant des composés organiques volatils (COV), des biocides et même des métaux lourds pour empêcher le développement de moisissures et de bactéries. La plupart des peintures conventionnelles contiennent des COV qui sont des polluants chimiques domestiques et des gaz à effet de serre. Les COV les plus courants sont le formaldéhyde, le benzène, le toluène, des alcools, des solvants organiques et des gaz combustibles (propane, etc.). Les COV provoquent notamment des étourdissements, des nausées, de la fatigue mais aussi de l’asthme et des allergies. Les COV imprègnent les tissus et les carpettes et restent présents dans l’air intérieur pendant plusieurs mois.
Les peintures à l’huile, à base de solvants organiques, possèdent aussi le niveau le plus élevé de COV.

Mentionnons enfin que la réglementation canadienne relative aux taux de COV admis dans les peintures permet d’avoir :

  • 250 g/l pour la teinture intérieure
  • 150 g/l pour la peinture non-mate

Il faut donc faire attention aux inscriptions « zéro COV » sur les pots de peinture qui ne veulent nullement dire que la peinture ne contient pas de COV mais que le taux de COV est bien inférieur aux normes canadiennes. En effet, les peintures « zéro COV » peuvent néanmoins en contenir jusqu’à 5 g/L.

COMMENT GÉRER LES PEINTURES SELON LE PRINCIPE DES 3 RV ?

Réduction à la source
À développer

Réemploi
À développer.

Recyclage

Depuis 2000, un écofrais est ajouté au prix de vente de ces produits. Ce frais permet de financer le programme de collecte gratuite des peintures par l’organisme Éco-peinture. En participant à ce programme, vous vous assurer une traçabilité totale sur le devenir des peintures. Les peintures peuvent ainsi être apportées à l’un des 1 500 points de dépôt, y compris ceux des municipalités, ou chez les détaillants comme RONA, Réno-Dépôt, CO-OP, Patrick Morin, BMR, Matériaux à bas prix, Home Depot et Canac-Marquis Grenier. Consultez votre détaillant, s’il est un lieu de dépôt officiel d’Éco-peinture, il pourrait accepter de récupérer gratuitement votre vieille peinture lors de sa prochaine livraison. Récupération Laurentide re/sources inc. procède au conditionnement des résidus de peinture acheminés au centre de tri de Victoriaville. En tenant compte des exigences de la remise en marché, les restants de peinture, teinture et vernis sont d’abord triés par catégorie et classés en respectant certains critères.

Les matières qui ne peuvent être traitées, par exemple les adhésifs, les décapants et le ciment, sont enlevées de la chaîne de tri et envoyées à des entreprises spécialisées dans leur élimination.

La peinture récupérable est séparée par couleurs et homogénéisée dans de grandes cuves munies de mélangeurs. Des additifs sont ajoutés pour neutraliser les bactéries et contrôler la viscosité. Finalement, la peinture est filtrée afin d’assurer un produit de qualité. Des échantillons sont prélevés et analysés pour un dernier contrôle de qualité avant la mise en marché.
L’usine de traitement de Victoriaville revend près de 60 % des matières recueillies en tant que peinture recyclée ou sous forme de matière première prête à être mélangée à de nouvelles matières fabriquées. Le métal et les matières plastiques provenant des contenants de peinture sont compactés, mis en ballots et vendus comme matière recyclable.

La peinture recyclée est revendue par le réseau de distributeurs sous quelques marques différentes, dont Boomerang et RONA ÉCO. Celles-ci sont offertes à travers le Canada et même sur le marché international. La qualité de cette peinture équivaut à la qualité moyenne des peintures vendues au Québec. Elle donne un excellent rendement à un prix qui est des plus avantageux.

Valorisation
À développer.

Fiche_peintures_v2017

Vidéo - "Recyclez vos résidus de peinture et leurs contenants" (RECYC-QUÉBEC)

Vidéo - "Comment c'est fait ? La peinture Boomerang"

Vidéo - "La peinture recyclée : un choix écologique" (Boomerang)

OBJECTIFS GOUVERNEMENTAUX [2]

Dans le cadre de la Responsabilité élargie des producteurs, les objectifs de récupération du gouvernement du Québec sont :

  • Récupération des peintures au latex et autres peintures : 80% à partir de 2017
  • Récupération des contenants : 30% depuis 2013 avec augmentation de 5% par année jusqu’à 70%

LES QUESTIONS À SE POSER POUR BIEN RECYCLER LES PEINTURES

Quelles quantités générez-vous (pour le bâtiment ? par département ou unité ?)
  •  Savez-vous quels départements génèrent de la peinture ?
  • Connaissez-vous les volumes générés annuellement ?
Comment récupérez-vous actuellement la peinture ?
  • Savez-vous si vous valorisez (réemploi, recyclage) la peinture actuellement ?
  • Dans quels contenants placez-vous la peinture ?
  • Combien de contenants avez-vous ?
  • Où sont-ils placés ?
  • Que faites-vous avec une fois qu’ils sont pleins ?
  • Sont-ils fournis gratuitement par votre fournisseur de services ?
Avec qui faites-vous affaire ?
  • Savez-vous quel fournisseur collecte actuellement la peinture ?
  • Ce fournisseur est-il un partenaire d’Éco-peinture, l’organisme à but non lucratif responsable de la Responsabilité élargie des producteurs?
  • Avez-vous signé un contrat ou une entente avec ce fournisseur ?
  • Connaissez-vous le contenu de ce document ?
  • Des frais sont-ils associés à ce contrat/cette entente ?
  • Avez-vous déjà effectué des visites surprises chez votre fournisseur ?
Que devient la peinture ?
  • Savez-vous où s’en va la peinture une fois qu’elle quitte votre établissement ?
  • Exigez-vous un bilan annuel faisant état du devenir précis de la peinture (traçabilité) ?
  • Avez-vous élaboré une procédure pour assurer l’uniformisation et la pérennité du système de collecte que vous avez mis en place ?

SAVIEZ-VOUS QUE ?

Depuis 2012, un écofrais est ajouté au prix de vente des lampes au mercure. Ce frais permet de financer le programme de collecte gratuite de la peinture par l’OBNL Éco-peinture.